Chronologie

771-814
Règne de Charlemagne


814-840

Règne de Louis le Pieux

843

Traité de Verdun et partage du Royaume entre Charles le Chauve, Lothaire et Louis le Germanique.

843-877

Règne de Charles le Chauve sur la Francie Occidentale.

843-876

Règne de Louis II le Germanique sur la Francie Orientale.

843-855

Règne de Lothaire. L'Alsace fait partie de la Francia Media.

855
Mort de Lothaire. Charles et Louis se répartissent les territoires de Lothaire.

870

L'Alsace fait partie de l'Empire de Francie Orientale.

962

Otton 1er fonde le Saint Empire romain germanique.

987-996
Règne d'Hugues Capet

1215-1250

Règne de Frédéric II de Hohenstaufen




1226-1270

Règne de Saint-Louis

1250-1254

Règne de Conrad IV

1250-1273

Grand interrègne. Temps des chevaliers pillards et du "droit du poing"

1270-1285

Règne de Philippe III

1273-1291

Règne de Rodolphe 1er de Habsbourg

1285-1314

Règne de Philippe le Bel

1291-1346

Période d'anarchie


1291-1298

Règne d'Adolphe de Nassau

1298-1308

Règne d'Albert de Habsbourg





1337-1453

Guerre de Cent Ans

1346-1378

Règne de Charles IV de Bohème

1350-1364

Règne de Jean II le Bon

1364-1380

Règne de Charles V

1378-1400
Règne de Venceslas 1er de Bohème

1380-1422

Règne de Charles VI

1400-1410

Règne de Robert "Ruprecht" von der Pfalz

















1410-1437

Règne de Sigismond de Hongrie







1422-1461

Règne de Charles VII











1429-1431

Intervention de Jeanne d'Arc

1438-1439
Règne d'Albert II de Habsbourg






1440-1493

Règne de Frédéric III de Habsbourg

























1461-1483

Règne de Louis XI
























1493-1519

Règne de Maximilien 1er de Habsbourg


1498-1515

Règne de Louis XII







1515-1547

Règne de François 1er

1519-1556

Règne de Charles Quint
En 1349, la peste noire qui ravageait toute l'Europe se déclara dans notre région. L'épidémie ne prit fin qu'en 1352, laissant des milliers de morts (14000 à Bâle).
Le 18 octobre 1356 un grand tremblement de terre secoua Bâle et sa région, faisant probablement souffrir le château de Hésingue comme de nombreux autres châteaux de la région bâloise et du Sundgau.
En 1379, l'évêque de Bâle inféoda les débris du château de Waldeck (Leymen) ruiné par le tremblement de terre, avec toutes ses dépendances aux frères Fritscheman et Hertrich Zu Rhein de Hésingue.

Le moulin de Hésingue est mentionné pour la première fois dans un acte de vente en 1379.
En 1401, l'écuyer Frytschemann Zu Rhein possédait la moitié des étangs, des bois, des gens de la cour, de la cour dîmière, de la dîme, de la basse justice et du moulin de Hésingue ainsi que la totalité du droit de collation.

En ce 15ème siècle, le fief des Zu Rhein Hésingue allait être fortement menacé. Ce fut une époque de malheurs et sans doute la plus terrible de l'histoire de Hésingue. La rivalité entre les Habsbourg et les confédérés, les Bâlois notamment, peuvent expliquer ces malheurs encourus par le Sundgau à la fin du Moyen-Age. La région frontalière fut régulièrement ravagée et Hésingue eut maintes fois à souffrir des conflits qui périodiquement dévastaient l'Alsace du sud transformant le Sundgau en véritable champ de bataille.
Le duc Léopold d'Autriche avait donné des droits sur ses domaines dans le Sundgau à son épouse Catherine de Bourgogne, fille de Philippe le Hardi.
En 1406, les Autrichiens et bourguignons entrèrent en guerre avec l'évêque de Bâle, celui-ci ayant vendu Petit-Bâle au conseil de cette ville malgré les protestations de Catherine de Bourgogne. Ainsi au mois d'octobre 1409, Hésingue, son château et les villages ayant pris parti de Bâle furent incendiés et pillés par les troupes autrichiennes et bourguignonnes. Et c'est en 1412 que Jean Lupfen, bailli des Habsbourg en Alsace, s'empara du château pour le compte de Catherine de Bourgogne qui le donna en fief à Jean Zu Rhein noble de sa cour et ministériel de l'abbaye de Murbach.
En 1418, l'abbé de Murbach inféoda à nouveau le village aux frères Burkhard et Bernhard Zu Rhein et à leur cousin Alexis. Il en résultat une longue querelle entre l'abbaye de Murbach, la Maison d'Autriche et les Zu Rhein. Pour la Maison d'Autriche, Hésingue était devenu village de la seigneurie de Landser et relevait de ce fait de l'administration de la régence autrichienne d'Ensisheim. Pendant tout le Moyen-Age, Hésingue allait vivre cette singularité d'être une enclave de Murbach dans le Sundgau habsbourgeois. Ainsi les gens de Hésingue étaient doublement imposés, payant des impôts à la fois à l'abbaye de Murbach et à la seigneurie de Landser.
Dans les derniers jours de mai 1425, les troupes de Thiébaud de Neuchâtel à la tête de 500 cavaliers apparurent aux portes de Bâle, incendiant le village de Hésingue ainsi que le château avec cour et fossé avant de s'enfuir. En 1427, Hésingue fut une nouvelle fois incendié au cours d'un conflit opposant Thiébaud de Neuchâtel à l'évêque de Bâle. L'abbaye de Murbach continua toutefois de donner le château en fief, avec dîme, droit de collation, haute et basse justice, aux Zu Rhein.

Le 9 février 1437, Frédéric Zu Rhein, fils de Fritscheman le jeune de la lignée de Hésingue, fut élu évêque de Bâle. 

Après la libération de la France par Jeanne d'Arc, Charles VII envoya des troupes sur requête du duc Frédéric III d'Autriche lui demandant de secourir la ville de Zürich face aux confédérés. Ainsi, profitant d'une trêve de la Guerre de Cent Ans entre la France et l'Angleterre, une armée de 30 à 40000 mercenaires au "chômage", sous la conduite du Dauphin et futur Louis XI, pénétra dans le Sundgau et se dirigea vers les portes de Bâle. Une bataille féroce s'engagea à Saint-Jacques sur la Birse le 26 août 1444. Mais les armagnacs durent se retirer face à la résistance héroïque des confédérés et une trêve fut signée. Ils installèrent alors leurs quartiers d'hiver dans la région, se livrant à toutes sortes d'excès, pillant et massacrant, d'où leur nom "les Ecorcheurs" (die Schinder). Le futur roi de France résida probablement au château de Hésingue. Au printemps 1445, les armagnacs subirent une cuisante défaite à Dambach et quittèrent l'Alsace non sans l'avoir ruinée, laissant le village de Hésingue en proie aux flammes.
Après le départ des armagnacs, les Bâlois envahirent le Sundgau par mesure de représailles envers les principaux nobles Sundgauviens vassaux de la Maison d'Autriche et soutiens des armagnacs. Lors de cette guerre du Sundgau, la première attaque se déroula non loin du moulin de Hésingue. Les Zu Rhein furent battus et eurent de nombreuses pertes.
Fin 1448, les seigneurs de Rheinfelden chevauchèrent quotidiennement en direction de Bâle, pillant, chassant les troupeaux et assassinant. En représailles les Bâlois employèrent les mêmes manières guerrières.

Le 7 janvier 1449, les Soleurois en guerre contre la Maison d'Autriche rencontrèrent des ennemis à Hésingue. Le Château et la localité furent incendiés.

Peu après 1453, le couvent Saint Léonard de Bâle entra en possession par achat ou les ayant obtenu par gage, de biens des Zu Rhein à Hésingue.


Au mois de juin 1468, les Suisses des villes de Berne, Soleure et Fribourg, alliés de la ville de Mulhouse en conflit avec les nobles fidèles des Habsbourg, mirent sur pied des forces importantes et firent la guerre aux vassaux autrichiens, pillant et incendiant des villages avec leurs châteaux dont fit une nouvelle fois partie Hésingue.
Le 25 août 1468, le duc Sigismond d'Autriche signa la paix avec les confédérés et s'adressa à Charles le Téméraire duc de Bourgogne afin d'obtenir son aide pour pouvoir s'acquitter de l'importante indemnité de guerre. Il engagea pour 80.000 florins, les terres autrichiennes d'Alsace que Charles le Téméraire mit sous sa haute protection. Le 30 octobre 1474, ses troupes saccagèrent une trentaine de villages dont Hésingue. A leur tour les confédérés établirent leurs quartiers à Hésingue, Blotzheim, Bartenheim, avant d'investir Héricourt où s'étaient retranché les mercenaires bourguignons. Le conflit prit fin en cette année 1474 et le Sundgau redevint autrichien pour le rester jusqu'en 1648

En 1478, le grand bailli des domaines autrichiens saisit comme fief tombé en commise, le château de Hésingue avec les vassaux et les biens qui en dépendaient et les Habsbourg tentèrent une nouvelle fois de faire connaître leur suzeraineté sur le village et le château de Hésingue.


Le 4 janvier 1479, Gaspard Zu Rhein Seigneur de Hésingue, neveu de l'évêque Frédéric Zu Rhein, est à son tour élu évêque du diocèse de Bâle.

En 1499, le règne de Maximilien 1er fut troublé par la Guerre des Souabes qui frappa le Sundgau. Les Suisses nouèrent des alliances en vue de l'ultime confrontation avec la Maison d'Autriche. Le 23 avril, le village et le château de Hésingue furent pris et incendiés par les Soleurois. Dès le moi de juin les confédérés suisses occupèrent le Sundgau après qu'au mois de mai une nouvelle attaque fut dirigée sur Hésingue tenu par 600 hommes. Après la victoire des confédérés à Dornach, le 22 juillet 1499, la paix fut signée à Bâle et la Suisse devint une confédération indépendante à laquelle adhéra la ville de Bâle en 1501. Un terme définitif était mis aux conflits entre les confédérés et les Habsbourg, qui virent disparaître de nombreux villages dans notre région dont peut- être Reckwiller. 

En 1545, après le rachat des droits des Zu Rhein par l'abbaye de Murbach, Hésingue devint propriété exclusive de l'abbaye. Le château servait alors de résidence occasionnelle aux moines et à l'abbé avant de devenir la résidence du bailli mis en place par Murbach pour administrer la cour dîmière.

Hésingue au fil de l'Histoire




Sous le règne de Louis le Pieux, fils de Charlemagne, un certain Hagilo était vassal du roi à Hésingue.


En l'an 845, il échangea ses terres situées "in villa Hassinga", avec Sigismar abbé de Murbach, contre d'autres situées à Hanolteswiller dans le pays de Sisgau. Louis le Germanique, roi de la Francie orientale, fils de Louis le Pieux, confirma cet échange par un document fait à Serenica (Sierentz) le 29 juin de l'an II de son propre règne. Ce document est la première mention écrite du village de Hésingue.
Ainsi les abbés de Murbach devinrent les premiers véritables seigneurs de la localité sous l'empire carolingien et Hésingue fera partie des biens de l'abbaye pendant plus de 800 ans.

Selon la coutume médiévale, le village et les terres de Hésingue furent donnés en fief à différents nobles devenus vassaux de l'abbé.

Après la dislocation de l'empire carolingien naissait la féodalité et les propriétaires les plus riches des villages firent construire des maisons fortes.

Un château est cité à Hésingue dès 1235

Parmi la noblesse villageoise on peut citer Hezilone de Hesingin vers 1234, Conradus de Hesingen en 1284, Meyer Johans von Hesingen "der munzer" en 1297, le chevalier Richard von Hesingen en 1359.

Mais c'était la famille noble Zu Rhein qui fut le plus intimement liée à l'histoire de Hésingue. 
En mai 1253, l'abbaye de Murbach donna ses biens de Hésingue, y compris la cour dîmière, en fief à Jean Zu Rhein et au chevalier Otto Schaler bourgmestre de Bâle.
Jean Zu Rhein était le fondateur de la branche Zu Rhein de Hésingue. Originaires de Bâle et comptant parmi les principaux vassaux de l'évêque de cette ville, les Zu Rhein y détenaient aussi des biens d'église.
De nombreuses maisons religieuses et couvents, surtout bâlois, avaient également des possessions à Hésingue. 
Domaine Murbach.jpg
Borne Murbach.jpg
Borne Habsbourg.jpg
Abbatiale de Murbach et carte représentant l'enclave de Hésingue, possession de Murbach, perdue au milieu des terres autrichiennes
Borne datant de 1584, située au lieu-dit Fichthag.
Séparant autrefois les bans des communes de Hésingue et Michelbach-le-Bas,
elle présente les armoiries de l'abbaye de Murbach, côté Hésingue (image de gauche) et celle des Habsbourg, côté Michelbach-le-Bas (image de droite)
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